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Micro-forêt urbaine, maxi biodiversité

Temps de lecture : 4 min

Méthode Miyawaki

Contribuer au développement de villes plus vertes, plus durables et plus désirables en plantant des forêts urbaines.

Aujourd’hui en France, 75% de la population réside en zone urbaine. Avec la multiplication des épisodes caniculaires et la formation d’îlots de chaleur, l’atmosphère de nos villes est en train de devenir irrespirable. Et si nous leur donnions un bol d’air frais en y plantant des forêts ? C’est possible dès maintenant avec la méthode Miyawaki.

Qu’est-ce-qu’une forêt urbaine ?

Les forêts urbaines Miyawaki sont de magnifiques écosystèmes diversifiés et autonomes, en équilibre avec les conditions de sol et de climat actuel. Un levier puissant pour végétaliser nos villes et les adapter aux défis environnementaux de notre époque.

Une forêt urbaine ne se limite pas à un ensemble d’arbres plantés sur une petite surface. Il s’agit d’un espace où la vie bat son plein. Les arbres sont en interactions, entre eux, et avec la biodiversité environnante. Les champignons se lient aux racines et aident les arbres à se nourrir et communiquer. Les insectes jouent le rôle de pollinisateurs ou de décomposeurs, assurant la reproduction des plantes et l’équilibre de la terre… Les bactéries participent également, en transformant les débris organiques en nutriments assimilables par les végétaux. Ce foisonnement d’interactions est très similaire à celles observées dans une forêt totalement naturelle.
La construction de villes durables ne doit et ne peut se faire sans y intégrer la forêt.

La méthode Miyawaki, qu’és aquo?

Conçue au Japon par le botaniste Akira Miyawaki, cette méthode de plantation consiste à faire pousser une forêt native en un temps record sur des terrains urbanisés ou dégradés par l’homme (3 à 5 arbres/m²). Ses travaux ont été récompensés en 2006 par le Prix Blue Planet, l’équivalent d’un Prix Nobel d’écologie.

Grâce à la coopération entre ces essences, on observe une croissance des arbres 10 fois plus rapide que dans une forêt classique. En intégrant des végétaux de différentes envergures, la canopée devient en outre 30 fois plus dense, la rendant hermétique à l’intervention humaine et permettant le développement d’une biodiversité riche. La forêt Miyawaki est mature après seulement 20 ans, ce qui la rend plus stable, plus robuste et plus résiliente face aux aléas climatiques.

  • Le cadre de vie devient naturel et plus agréable.
  • La forêt améliore la qualité de l’air.
  • Une végétation dense absorbe le bruit et régule les températures.
  • Le sol est mieux protégé. Les risques d’érosion et d’inondation diminuent considérablement.
  • La forêt fournit un habitat favorable à la biodiversité.
  • L’écosystème forêt stocke du CO2 qui ne sera plus dans l’atmosphère.

Si les arbres ne peuvent pas, et ne doivent pas, se substituer à d’autres stratégies d’assainissement atmosphérique, ils sont un moyen non négligeable de purifier l’air. Leur pouvoir dépolluant est précieux. Idéalement placés, certains arbres urbains participent à réduire les concentrations en particules fines, émises principalement par le chauffage des bâtiments et l’usage de la voiture.

En produisant de l’humidité et des zones ombragées, ils peuvent également jouer le rôle de véritables climatiseurs naturels, et rafraîchir l’air ambiant des villes en réduisant la température de 2 à 8°C selon la FAO ( Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture).

Vous souhaitez approfondir le sujet avec Cugnaux en Transition ?

Vous pouvez nous rejoindre en contactant Lisa à l’adresse suivante : lisater -at- hotmail.fr. Lisa a reçu une formation spécifique sur la méthode Miyawaki et nous transmet son savoir.

Découvrez la première Micro-forêt toulousaine plantée dans le quartier de Rangueil, en mars 2020 avec le Collectif Micro-forêts – Toulouse en Transition

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Sources : reforestaction

Urbanforests

Santé Publique France, Impacts de l’exposition chronique aux particules fines sur la mortalité en France continentale et analyse des gains en santé de plusieurs scénarios de réduction de la pollution atmosphérique, juin 2016, 162 p

Pour finir, n’oubliez pas d’adhérer à l’association ou de nous contacter si vous avez besoin de plus d’information.