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J’analyse un sujet de société : coronavirus et résilience, des questions désormais inévitables.

Temps de lecture : 3 min

La France entre en confinement obligatoire. Les mots coronavirus et résilience nous interrogent désormais. Quelle est la capacité de nos sociétés à faire face à des évènements sanitaires et climatiques qui vont être amenés à se multiplier dans les années à venir ?

Une vue du coronavirus.

Comment interpréter les mots du Président lors de son allocution télévisée du 12 mars dernier ? Une chose est sûre, coronavirus et résilience sont deux mots qui nous interrogent. Qui plus est quand nous y associons les termes employés par le chef de l’Etat : « tirer les leçons », « modèle de développement », « faiblesses ». Le coronavirus montre, dans une moindre mesure, les limites de la mondialisation. Le peu de résilience que nous avons à l’échelle nationale et locale. Coronavirus et résilience… un couple qui risque d’apporter dans le débat public les sujets sulfureux d’autonomie et de protectionisme.

« […] Mes chers compatriotes, il nous faudra demain tirer les leçons, interroger le modèle de développement qui révèle les faiblesses […] »

Allocution d’Emmanuel Macron du 12 mars 2020.

Santé publique : une dépendance forte vis-à-vis de la Chine.

Le 14 mars dernier les huit principales entreprises françaises du secteur de la santé ont lancé un appel face au risque de pénurie de médicaments.

Coronavirus et résilience : autonomie sanitaire
La Chine concentre 40% de la production des principes actifs.

En clair, notre souveraineté en terme de santé publique est fortement dépendante de la Chine qui, même hors contexte d’épidémie, présente des tensions dans les approvisionnements. Selon le Ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, ce pays concentrerait à lui seul 40% de la production des principes actifs nécessaires à nos médicaments. De plus, nous ne pouvons que nous interroger sur la rapidité à laquelle est survenue la pénurie de gel hydroalcoolique et de masques de protection censés être une base élémentaire pour protéger la santé de la population française.

N’est-il alors pas légitime d’amener le sujet de l’autonomie sanitaire/de santé publique dans nos sujets de discussion ?

Alimentation : des réserves jusqu’en été.

Un des principaux effet du coronavirus ? La ruée de milliers de personnes dans les supermarchés pour faire le plein de nourriture.

Coronavirus et résilience : autonomie alimentaire
Le riz, les pâtes et… le papier WC : des valeurs sûres.

Des rayons vides dans plusieurs supermarchés. A tel point que le patron des supermarchés Leclerc évoque sur BFMTV : « des ruptures » mais « pas de pénurie »A part trois ou quatre grands fournisseurs de pâtes italiens qui sont bloqués (…), d’une manière générale, on a de la bouffe en France jusqu’à l’été »… Rappelons que jusqu’à l’été signifie environ 4 mois… A chacun de juger si cela est suffisant. Dans un contexte mondialisé où chaque pays peut décider du jour au lendemain de réduire drastiquement ses exportations alimentaires pour… nourrir sa propre population, le questionnement est légitime. Nous ajoutons qu’un supermarché non ravitaillé dispose de 3 jours de marchandises. Ces stocks sont probablement suffisants dans une société mondialisée mais qu’en est-il dans une société qui va devoir faire face régulièrement à des « chocs » climatiques et/ou sanitaires ?

Avons-nous à l’échelle nationale et/ou locale, les moyens de nous nourrir sans importation ? La question est posée.

Coronavirus et résilience poseront, nous l’espérons, les bases d’un débat nécessaire pour l’autonomie que nous devons acquérir en vue des événements climatiques et sanitaires qui nous attendent. La fonte des glaces risquerait bien de nous confronter régulièrement à ce type d’évènements… Finissons avec une belle phrase tirée du journal Libération : « Le Covid-19 ne nous fait pas la guerre, il nous oblige à inventer un autre monde. C’est encore plus difficile. »

N’oubliez pas d’adhérer à l’association !

Sources :